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15/07/2018 JEAN-BAPTISTE FRANC - CHAMPION DU MONDE DE PIANO STYLE ANCIEN691

Le 27 mai 2018, lors du Festival d'Oxford - Mississippi (USA), le pianiste stride Jean-Baptiste Franc s'est vu attribuer le titre de Champion du Monde de piano style ancien (avant 1930), dans la catégorie 18 à 60 ans (World Champion Old Time Piano Player).

La vidéo ci-contre ) présente, en 9 minutes, la remise des prix suivie d'une séquence pianistique de Jean-Baptiste Franc. La vidéo complète de la compétition dure 4 h 56' avec, au début, 20' de prestation de Jean- Baptiste Franc. Elle permet de comparer le jeu des pianistes.

 

J'avais découvert Jean-Baptiste, il y a 4 ans lors d'un concert Hommage à Sidney Bechet. Son jeu m'avait intéressé. Il est tellement rare de voir de jeunes pianistes qui ne sont pas manchots et savent bien jouer "Stride". Je l'ai ensuite invité, pour un concert privé avec des amis. Quelle joie d'entendre un jeune jouer dans l'esprit que nous aimons ! Il faut écouter son dernier disque Swing and Stride dont la plage n°10 a été enregistrée dans ma salle à manger, ce dont je suis très touché !

 

Bernard MADEC   Membre du Bordeaux Hot Club

06/07/2018 A PROPOS DE JAZZASCONA 2018 690

Je suis très déçu par le festival JazzAscona de cette année 2018 : Peu de musiciens de jazz authentique, le jazz que nous aimons ! Où sont passés les Warren Vaché, Gregg Stafford, Harry Allen et bien d'autres... des éditions précédentes? Je suis surpris, car Nicolas Gilliet nous avait habitué à autre chose !

 

Néanmoins, Merci à Guillaume Nouaux, à Patrick Artero, à Thomas L' Etienne, à Thomas Winteler (Photo) - magnifique clarinettiste et soprano dans le style de Bechet - à David Paquette toujours swinguant. Et, découverte d'un trompettiste merveilleux : Ashlin Parker et ses solos incisifs, avec le jeune pianiste Kyle Roussel.

Jean-Marie VAUZELLE   - Musicien et Membre du Hot Club de France

Photo : Thomas WINTELER (cl, ss) - Cliquez sur le visuel pour l'agrandir

06/07/2018 LA CHANTEUSE MESCHIYA LAKE689

J'avais découvert la chanteuse Meschiya Lake, il y a environ deux mois sur le Net. Et voilà qu'elle est venue au Festival JazzAscona (Suisse) et qu'elle a donné plusieurs concerts en France. Quelle aubaine pour ceux qui ont pu assister à ses concerts, comme Jacques Besse qui l'a particulièrement remarquée à JazzAscona : Voir ci-dessous ses chroniques (4) du dimanche 24 juin et (5) du lundi 25 juin.

 

Voilà une chanteuse, de la Nouvelle-Orléans, qui a du tempérament et une belle voix, qui swingue et qui sait s'entourer de superbes musiciens. Sur le Net, il doit bien exister une centaine de vidéos de Meschiya Lake avec différentes formations. Pour ma part, j'ai sélectionné les suivantes. Ce sont mes préférées :

-  Avec la formation « Little Big Horns » en 2010 - 2012 - 2016.    

-  Avec sa dernière formation « Dizzy Birds » en 2017, celle qui l'accompagnait cette année à JazzAscona.

 

Quel dynamisme ! Quelle joie de jouer ! (particulièrement pour les enregistrements en public).

Ralph BALLMER   

- Meschiya Lake - Photo JazzAscona - Cliquez sur le visuel por l'agrandir

04/07/2018 JAZZ ET DANSE - LE CAROLINA REAPERS SWING688

Ces dernières années, de nombreuses formations de jeunes musiciens de jazz, s'adressant à un public de danseurs swing, sont apparues.

Elles représentent une participation dynamique de la musique de Jazz traditionnel dans l'univers actuel du divertissement et y assurent sa présence auprès d'un jeune public.

 

Voici l'une de ces formations, le Carolina Reapers Swing, qui mérite d'être signalée. Et ce n'est pas la seule ! Leur source d'inspiration vient des formations jazz des années ‘30 et '40.

 

 

J'ai sélectionné trois  vidéos des Carolina Reapers Swing, provenant du même concert de 2018 :

 The Grabbletown Grapple,

 Blue Drag

 Capital Idea.

 

A visionner !

Ralph BALLMER   

Cliquez sur le visuel pour l'agrandir

02/07/2018 JAZZASCONA 2018 (10) - CLAP DE FIN687

2018 fut certainement l'année d'un Festival JazzAscona difficile à organiser pour son directeur artistique Nicolas Gilliet (photo) : un peu moins de 200 musiciens - au lieu de 300 l'année dernière - pour toujours environ 40 orchestres. Beaucoup de groupes jouaient donc en trio !

Peu de musiciens de premier plan connus dans le Jazz classique, à part les vétérans du JazzAscona Social Club. Quelques noms connus des habitués d'Ascona : Roland Guérin, Sebastien Girardot, Guillaume Nouaux, Luca Filastro, Alberto Ferrario, Paolo Tomelleri, Denise Gordon, Mitch Woods, Ashlin Parker, Philip Frankhauser et l'orchestre de Geof Bull.

Deux grands anciens - PeeWee Ellis et Bernard Perdie - qui ont fait carrière en bordure du jazz classique (Pee Wee Ellis avec James Brown, Bernard Perdie avec tout le monde... de Louis Armstrong à Miles Davis).

Donc, si j'avais décidé de venir à Ascona cette année, c'est que j'ai confiance dans le goût artistique de Nicolas Gilliet. Mais aux vues du programme, beaucoup de mes amis ne se sont pas déplacés cette année. Certes, je n'ai pas écouté tous les orchestres, c'était impossible ! Mais j'en ai écouté - ou entendu pour certains - 35 sur 42 !

 

2018 fut donc une année de découvertes, surtout de chanteurs :

- Celle qui a impressionné tout le monde, c'est Quiana Lynell. Si quelqu'un vous dit qu'il ne l'a pas aimée, c'est forcément un malhonnête ! Les deux autres chanteuses américaines  Meschya Lake  et JJ Thames furent aussi de bonnes découvertes, mais c'est un peu comparer Ella Fitzgerald à Big Mama Thorton... 

- Les chanteurs Bryan Carter et Kevin Austin doivent être mentionnés. De belles voix, mais un répertoire correspondant moins à mon goût. D'autres chanteuses peuvent aussi être citées : Cleo (Hambourg), Marina Zettl (Vienne) et... notre suédoise préférée : Ellen Birath.

 

Et les petits français ? Nos vedettes sont :

- Patrick Artero et Guillaume Nouaux 

- L'orchestre de David Costa Coelho avec 3 bonnes surprises : David chantant autre chose que Louis Prima, le sax de Mika Pernet et l'orgue de Jules Le Risbé.

- Les accompagnateurs de la belle Ellen Birath (sacré boulot lorsqu'il n'y avait que Manuel Faivre (tp) et Thomas Ohresser (g) avec elle). Ceux de l'imposante JJ Thames (en particulier Yann Thuyeu quand il n'est pas suramplifié à la guitare). Mais aussi Mathis Picard le pianiste de Bryan Carter - un peu moderne pour moi, mais il a encore le temps d'évoluer - ou le  batteur de Dizzy Birds : Francois Perdriau.

 

Faudra-t-il revenir à JazzAscona en 2019 ?  Moi, j'ai déjà réservé mon hotel ! 

Jacques BESSE   

- Nicolas Gilliet - Photo JazzAscona . Cliquez sur le visuel pour l'agrandir

01/07/2018 JAZZASCONA 2018 (9B) - SAMEDI 30 JUIN686

Dernière journée du festival !   Pour moi, elle fut consacrée :

- La matinée, à écouter de petits orchestres. 

- Le soir, à réécouter les musiciens qui ont été nos favoris de ce festival (l'équipe de Roland Guérin) et le JazzAscona Social Club.

 

Healthy thinkers

Un trio avec une chanteuse : Erika de Lazzari - un guitariste : Luca Pasqua - un bassiste : Nic Angeleri. Ils sont beaucoup plus intéressants quand ils chantent les Beatles et les Rolling Stones en jazz, que sur les morceaux plus jazz (I rather be blind, hit the road Jack). Intéressant solo de guitare à la Georges Benson sur And I love her.  

Un bon moment qui permit de récupérer, dans la matinée, des agapes de la veille.

 

Marina and the Kats

Ils arrivent de Vienne (Autriche) ; Marina Zettl chante et joue de la caisse claire, avec des ballets. Thomas Mauerhofer joue de la guitare basse et de la grosse caisse, Peter Shoenbaue de la guitare.

Ce trio plein d'allant et de swing joue ses propres compositions  - je ne vais pas vous citer les titres, car ils sont sur leur deux CD - Marina Zettl chante avec beaucoup de dynamisme, scatte joliment. C'est certainement l'une des meilleures chanteuses européennes de ce festival. Le trio fonctionne à merveille souvent sur des tempos moyens qui, pour moi, sont les plus agréables. Un moment plaisant en écoutant une musique originale.

 

JazzAscona Social Club

Le Social Club - Buena Vista - était l'occasion pour le public américain de redécouvrir les grandes vedettes de la musique cubaine, restées dans leur île au moment de la révolution et interdits de sortir pendant 50 ans. Une allusion pas très adéquate pour Guillaume Nouaux, Sebastien Girardot et Denny Ilett qui sont beaucoup trop jeunes pour entrer dans la catégorie des vétérans ! Mais qui s'applique bien à Thomas L'Etienne et David Paquette qui ont chacun participé à 34 éditions de JazzAscona (sur 34), et assez bien aux trois autres musiciens Patrick Artero (tp), Ole Fessor Lingren (tb) et ULi Wunner (as). Ils ont joué tous ensemble Muskat ramble et , 1-0 histoire de foot brésilien (musique chère au cœur de Thomas L'Etienne et Uli Wunner).

Puis, ils ont longuement accompagné Denise Gordon (photo) - anglaise originaire de l'île de Nevis - qui, grâce à une acoustique bien meilleure que celle de l'église la veille, nous a gratifiés d'une belle séquence : Elle a chanté Darktown Strutter's ball , Laissez faire - en hommage à Lilian Boutté - et finit par un défilé des musiciens sur Bourbon Street Parade. Dommage que Denise ne soit venue qu'un week-end…Sacrée chanteuse et sacrée meneuse !

Très nostalgique que tout celà…

 

En conclusion : Une bonne soirée qui s'est terminée - pour moi - par deux feux d'artifices : celui tiré sur scéne par Roland Guérin, Ashlin Parker, Quiana Lynell et leur équipe . Et puis, le vrai tiré depuis le lac !

 

Jacques BESSE   

- Photo Pedrazini/Jazzascona - De gauche à droite : Sébastien Girardot(b), Guillaume Nouaux(dr), Denise Gordon (voc)

Cliquez sur le visuel pour l'agrandir

01/07/2018 BRENDA BOYKIN AU FESTIVAL JAZZ À BLAUZAC 2018685

Samedi 30 juin 2018, en seconde partie de soirée du Festival Jazz à Blauzac, la chanteuse Brenda Boykin a donné un concert avec l'orchestre franco-suisso-allemand Le moulin à café. Je ne connaissais pas cette chanteuse. Merci aux organisateurs de Jazz à Blauzac d'avoir fait découvrir, à un public enthousiaste, cette interprête de jazz authentique. 

Brenda Boykin arrive sur scène munie d'une canne, avec laquelle elle va danser - debout ou assise - tout au long du concert. Son dynamisme va entraîner d'autres porteurs de canne parmi les spectateurs, qui vont ainsi pouvoir libérer leur corps ! 

 

Formidable concert, où Brenda Boykin, en chanteuse de blues, de jazz et de gospel dirige l'orchestre, fait les arrangements en direct et motive, par des encouragements vigoureux et insistants, chaque musicien à exprimer le meilleur de lui-même. 

Quant à sa voix, c'est une merveille de contralto, puissante et modulée, une grande capacité à tenir la note sans essoufflement. Elle nous a chanté divers morceaux avec passion et de manière très personnelle, même si elle fait parfois référence à divers interprètes très connus. Dans son répertoire, j'ai particulièrement apprécié ses interprétations de : Saint-Louis Blues, Dinah, Mood indigo, Crying time, Just a closer with thee et... un Boogie endiablé, alors que les musiciens de l'orchestre s'apprêtaient à quitter la scène.

 

Il est plutôt difficile de trouver des informations sur Internet concernant Brenda Boykin... seules, quelques informations en Allemand, car elle vit dans le nord de l'Allemagne. Sachez cependant qu'elle est née le 30 mars 1957 à Oakland-USA. Bien entendu, elle est issue de l'Ecole du Gospel : The Missionary Baptist Church de North Oakland où elle fut leader au chant. Elle a appris à jouer de la clarinette et a fait des études de psychologie à Berkeley. 

Elle a remporté le Montreux Under The Sky au 39e Montreux Jazz festival et a été nominée  Meilleur chanteur de l'année 1997 pour le Bay Area Music Awards.

 

D'après ce que j'ai vu et entendu, si des Hot Clubs régionaux ou d'autres organisateurs de concerts souhaitaient la faire venir, il serait bon qu'elle soit accompagnée par un orchestre de Jazz style New Orleans, avec nécessairement un clarinettiste. Car, c'est dans cette ambiance qu'elle donnera le meilleur d'elle-même.

Marie-France DEMBELE    - Membre du Hot Club de France

- Brenda Boykin - Photo MFD - Cliquer sur le visuel pour l'agrandir

30/06/2018 JAZZASCONA 2018 (9A) - VENDREDI 29 JUILLET684

Riverside records : Paul Bacon et le graphisme des années 50

En marge de JazzAscona, dans la maison Serodine - un ancien bâtiment d'Ascona qui a longtemps abrité l'Office du Tourisme - se tient une exposition sur les disques Riverside et le graphisme de Paul Bacon.

Comme vous le savez tous, la disparition des disques 33 et 45 tours a surtout amené celle des pochettes de disques. Cet art mineur a marqué les années 50 et 60. Il n'existait pas avant puisque la plupart des 78 tours n'avaient comme graphisme que la rondelle où, en dehors de la marque du producteur et du titre du morceau, deux lignes annonçaient le nom de l'orchestre. A partir de l'introduction des LPs, les pochettes se développent, et des artistes se lancent dans leur décoration. 

Paul Bacon (1923-2015) a dessiné les pochettes des rééditions de disques LP Paramount par Riverside, dans les années 50 (Louis Armstrong, Fats Waller, Jimmy Blithe), puis de nombreuses pochettes d'orchestres plus contemporains. Vous ne connaissez pas son nom, mais vous connaissez son œuvre. Il a aussi dessiné de nombreuses jaquettes de livres, sa principale activité.

À vous d'aller découvrir son exposition - à Ascona jusqu'à fin juillet - ou au moins d'acheter le catalogue de cette exposition.

 

Denise Gordon et le concert Gospel

Comme chaque année - pour la fête paroissiale - JazzAscona organise un concert dans l'église Collegio Papio. Cette année, Denise Gordon fut l'actrice principale accompagnée du JazzAscona social Club. L'acoustique du lieu n'est pas extraordinaire et elle a plus trahi la chanteuse que les souffleurs.

Nous avons donc pu apprécier particulièrement Patrick Artero dans Come Sunday (Duke Ellington) et tout l'orchestre dans le final I fly away.

La composition de l'orchestre : Guillaume Nouaux (dr), Sebastien Girardot (b), Denny Illet (gu), Uli Wunnner (as), Thomas L'Etienne (cl), Patric Artero (tp) et Ole Fessor Lingren (tb).

Le répertoire: Down by  the riverside (sans Denise), Over the Glory Land, Hold on, Bye and bye.

Un beau moment !

 

Ashlin Parker (Photo)

Mon relecteur préféré me relance : Vous n'avez pas encore parlé de Ashlin Parker ! Ashlin joue de la trompette. C'est un des meilleurs solistes du festival. ll est au programme dans l'orchestre de Roland Guérin, mais on le croise avec la fanfare, avec l'orchestre de Bossa Nova de Luis Meria (un bon trio, mais en dehors de l'esthétique du site), avec le Frank Salis/Mickael Watson band.

Il est dans la tradition des trompettes de La Nouvelle-Orleans, dans la double tradition Louis Armstrong et Cliford Brown - je site mon expert local - comme LeRoy Jones, Wendell Brunous et autres Nicolas Payton. Selon les programmes, c'est plutôt l'une ou plutôt l'autre qui ressort (plutôt Armstrong sur On the sunny side of the street, plùtot Brown sur Second Line). Il a une excellente technique. Certainement le meilleur souffleur du programme!

 

Autres moments:

J'ai reécouté Mitch Woods, Roland Guérin et Quiana Lynell. 

Je préfère ne pas vous parler des autres orchestres que j'ai entendu, car j'ai décidé qu'aujourd'hui était ma journée de gentillesse et donc je ne dirai du mal de personne … sauf si vous me le demandez !  

Jacques BESSE   

- Ashlin Parker - Photo Pedrazzini/Jazzascona - Cliquez sur le visuel, pour l'agrandir

30/06/2018 JAZZASCONA 2018 ( 8 ) - JEUDI 28 JUIN683

Pour la première fois, les concerts du soir ont été moins intéressants que ceux de la journée. Un signe que les organisateurs cherchent à élargir le public par de la musique plus « funk ou soul » ou plus variétés. Toutefois, j'ai encore beaucoup de belles et bonnes choses à vous raconter dans l'esprit du Hot Club de France.

 

Geof Bull Internation Jazz Band

Le seul orchestre du festival qui est annoncé comme jouant le jazz que nous aimons dans la formation classique de La Nouvelle-Orléans : trompette, trombone, clarinette et section rythmique.

Le concert a eu lieu à la Casa Berno, hôtel de luxe placé dans les hauteurs d'Ascona avec une magnifique vue sur le Lac Majeur. Les premières années, quand Jean-Marie et Geneviéve Hurel m'avaient emmené là-haut, le concert était off . Maintenant, il est annoncé dans le programme. La seule chose qui a changé, c'est que, cette année, aucun musicien n'est venu se joindre à eux…

J'ai particulièrement apprécié Emile Martyn, le batteur anglais jouant dans le style New-Orleans - Guillaume Nouaux est l'autre référence - et le trombone Philippe De Smet. Le programme : des classiques plus ou moins connus de Mukrat ramble à Put on your white slippers.

 

Paolo Tomelleri sextet

De bons musiciens autour du clarinettiste Paolo Tomelleri, en particulier le trompette Emilio Saona. Mais le concert est gâché par un batteur lourd, bop, sans goût, sans style, déjà croisé avec le big band. Vendredi dernier, 19 musiciens le couvraient, mais ce soir à 6 ce n'était pas possible. Si vous le croisez, fuyez !

Une mention pour la jeune chanteuse Irene Natale et la saxophoniste alto Sofia Tomelleri (bon sang ne saurait mentir). Le répertoire : Limehouse blues, Alexander's ragtime band, Secret love.

 

The Fats boys

À 16 h, ils jouaient, sans concurrence, à la Piazzetta Ambrosoli et je suis retourné les écouter. 

Dans les morceaux de bravoure, ils ont joué Cornet chop suey ! Et Adriano Bassanini (tp) - Photo - nous a expliqué pourquoi Louis Armstrong était toujours important (c'était à la fin de West-end blues).

Dans leurs explications de leur jeu de piano, le professeur Breno Broccadoro (p) a cité Hugues Panassié sur les pianistes gras (Handfull of keys : FatsWaller) et maigres (Rosetta Earl Hines).   

 

Aujourd'hui, Vendredi, ne vous inquiétez pas pour moi, je vais réécouter Mitch Woods et Qiana Lynell. Et, vu le nombre d'orchestres nouveaux, certainement de nouvelles sensations !

Jacques BESSE   

- Adriano Bassanini (Fats Boys) - Photo Pedrazzini/ JazzAscona - Cliquez sur le visuel pour l'agrandir

28/06/2018 JAZZASCONA 2018 (7) : MERCREDI 27 JUIN682

La première partie du festival s'achève et arrivent les musiciens chargés d'assurer l'animation du second week-end du festival...

 

David Paquette et Thomas L'Estiennne

Il convient chaque année de faire un pèlerinage au restaurant Otelllo, où sévit David Paquette le pianiste américain bien connu. Par chance, il est accompagné aujourd'hui par Thomas L'Estienne, le clarinettiste allemand. Ce sont les deux seuls musiciens qui ont participé aux 34 éditions de JazzAscona. On sent qu'ils sont heureux de jouer ensemble. (Photo)

Ils vont nous offrir deux heures de duo où l'on sent la complicité profonde qui les anime. Ils seront rejoints pour la fin du concert par le pianiste néo-zélandais Will Sargisson et le saxo soprano de Thomas Winteler.

David Paquette, en pianiste de La Nouvelle-Orléans, est un disciple de Jelly Roll Morton, mais il a une culture pianistique qui lui permet de jouer dans tous les styles suivant les morceaux ; soit en stride, soit un peu de Teddy Wilson.  IL chante d'une voix très expressive et un peu rocailleuse.

Leur repertoire : Ils ont joué, entre autres, St-James infirmary, Yes sir that's my baby, Stomblin all round, I'm alone because I love you, New Orleans. Et aussi des spécialités qui mettent en valeur la clarinette : Burgondy street blues.

Thomas et Thomas ont joué ensemble un blues à la clarinette et au sax-soprano qui sonnait comme les duos Mezzrow-Bechet. Un chouette moment !

Will Sargisson, qui a remplacé David sur 3 morceaux, nous a montré son grand talent sur Avalon et Lulu's back in town.  JazzAscona lui a accordé une heure en solo tous les soirs (de 6 à 7) et quelques amateurs ont ainsi la chance de le découvrir. Un très bon (jeune) pianiste plein de swing.

 

Boogie Connection

Il s'agit d'un trio, composé du guitariste chanteur Christoph Pfaff, du pianiste Thomas Scheytt et du batteur Hiram Mutschler.

La première fois que je suis allé les entendre, le piano non amplifié était sur un côté, le batteur au milieu et le guitariste amplifié de l'autre côté. Le public était du côté du guitariste… on n'a donc pas entendu le piano (ou à peine). Ce qui a motivé ma remarque du lundi 25 Juin (JazzAscona 5). Heureusement, le soir, ils ont rejoué, cette fois-ci le piano était un piano électrique et donc nous avons entendu le piano.

Thomas Scheyt a un faux air de Groucho Marx, c'est un bon pianiste de Boogie. Christoph Pfaff est un solide guitariste de blues et de rock'n roll. Son chant ne m'a pas trop impressionné, c'est bien placé, mais cela manque de noirceur !

Dans leur répertoire, j'ai bien aimé leurs interprétations de Chuck Berry : Sweet little sixteen et You never can tell et des morceaux vraiment Boogie, où le pianiste tient la vedette, tel que le Boogie Woogie stomp d'Albert Ammons.

Jacques BESSE   

- Thomas L'Estienne (cl) et David Paquette - Photo Jacques Besse - Ciquez sur le visuel pour l'agandir

27/06/2018 JAZZASCONA (6) - MARDI 26 JUIN681

Chaque année à Ascona, nous regardons nos amis gentiment vieillir, mais de temps en temps, un événement nous rappelle le temps qui passe. Hier soir, sous la tente de la télévision suisse, Glenn David Andrews - à la tête de sa phalange familiale - a tenu à rendre un hommage à Lilian Boutté, Queen of New Orleans, que nous ne reverrons certainement plus.  Nous devions le remercier ici.

 

David Costa Coelho & The Smoky Joe Combo 

Nous vous avions parlé, de David Costa Coelho chanteur, dans le rôle de Louis Prima à la tête des Primatics. Cette année, il est venu avec sa guitare et un quartet biterrois comprenant : Micka Pernet (ts), Thomas Domene (dr) et Jules Le Risbe (org).

Musique des années 50 principalement : The preacher, Caledonia, My Babe, mais aussi des classiques du jazz : What a wonderfull world, On the sunny side of the street, Things ain't what they use to be.

Une mention pour Jules Le Risbe, que nous n'avions jamais entendu et qui est excellent à l'orgue, prenant des soli variés pleins de swing. Au plaisir de le réécouter sous d'autres cieux.

 

The Fats boys

Ils ont gagné un prix à Ascona - je n'ai pas très bien compris lequel - Ils ont reçu une magnifique sculpture... ce n'est pas le plus important.

Les Fats Boys ne sont pas gras, mais ils se présentent comme les disciples de Fats Waller. Ce sont : Adriano Bassanini à la trompette, Brenno Boccadoro au piano et Thomas Winteler à la clarinette et au saxo soprano.

Ils n'hésitent pas à s'attaquer aux difficultés du répertoire classique : West end blues à la trompette, Carolina shout ou Shreveport stomp au piano, Petite fleur au saxo soprano et ils s'en sortent... plutôt bien.

Les parties instrumentales sonnent très bien (parfois, il leur manquerait un batteur). Toutefois les parties chantées sont parfois un peu corny (mais cela tient de leur volonté de reproduire le son de l'époque) en particulier sur Rose of Picardie ou The Sheik of Araby.

Un bon moment !

 

JT & the Ka-nection Band

Je les ai réécoutés et je voudrai compléter mes remarques. Ils ont adapté leur répertoire à Ascona : What a wonderfull world, I'm walking, Sweet home Chicago, Proud Mary (bien emmené par la chanteuse Dorene Carter).

Mais le songbook  préféré de l'orchestre, c'est : Stevie Wonder, Otis Reading et James Brown. Le chanteur Kevin Austin est particulièrement prenant sur ce répertoire. Sa voix arrache comme celle d'un prêcheur païen. J'ai aussi aimé le solo de sax de Julius Hardy sur I'm walking. Un spectacle bien sympathique avec un orchestre qui n'a ménagé ni son énergie, ni son temps.

 

Je ne vous ai pas encore parlé de la météo : depuis jeudi, elle est parfaite. Comme le disait une Corse célèbre : pourvu que ça doure !

Jacques BESSE   

Jules Le Risbe - (Photo - Pedrazzzini/ JazzAscona) . Cliquez sur le visuel pour l'agrandir

26/06/2018 JAZZASCONA (5) - LUNDI 25 JUIN680

Dans une telle chronique journalière, la difficulté est de parvenir à se renouveler... Surtout lorsqu'on a décidé de réécouter les mêmes orchestres. Donc : 

- Quiana Lynell a été hier soir extraordinairement émouvante sur Misty et You may take my husband but don't mess with my man

Meschiya Lake a reçu une ovation bien méritée pour son dernier set à Ascona. Elle part jouer dans la région de Lyon*, Allez l'écouter !

- En parlant de Dizzy Birds, je vous avais cité Tuba Skinny. Ils m'ont confirmé  que c'était bien là non seulement leur inspiration, mais aussi ceux qui les avaient  accueillis lors de leur séjour à La Nouvelle Orléans.

 

Toutefois, comme de 11h30 à 23h30 on peut assister à 6 concerts par jour, je peux vous livrer aujourd'hui quelques commentaires supplémentaires.

 

Bryan Carter and  The Young Swangers

Depuis longtemps, la phalange américaine de JazzAscona n'était composée que d'orchestres de La Nouvelle-Orléans. Voici un orchestre New-yorkais. Pour moi, le batteur Bryan Carter (photo) est surtout un superbe chanteur dans la tradition et dans le répertoire de Ray Charles : Hit the road Jack, Halleluyah I love her so ou you don't know me

Il est entouré de brillants jeunes musiciens : Anthony Hervey(ts), Lucas Pino (tp), Don Chimielinski (b) et Mathis Picard (p).

Sa musique est un mélange de swing de bonne qualité et d'autres choses.  Cela swingue parfois et parfois cela swangue. Pour nous, c'est assez frustrant et, comme l'écrit Raphaël Aubin dans ses chroniques de disques du Bulletin du HCF : n'achetez pas le CD, mais allez télécharger 2 morceaux.

 

The Swiging Buddies

Ce sont, sous la direction du jeune batteur Mauro Mengotto, deux pointures du jazz italien : le clarinettiste Alfredo Ferraio et le pianiste Luca Filastre.

Avec ces musiciens, pas de risques. Luca a joué fort brillament en solo : Handfull of keys et l'orchestre a enchaîné une série de grands standards : Lady be good, It had to be you, The Sheik of Araby, Stealing aples.

Luca est vraiment dans la grande tradition des pianistes qui swinguent et confirme tout le bien que nous avions déjà dit de lui quand nous l'avions découvert à Ascona. Il joue très bien stride, mais pas seulement. Son jeu est naturellement très varié, mais toujours de bon goût. Il chante de façon sympathique avec des accents à la Fats Waller : Bye bye baby et That's nobody business if I do.  Original et très agréable.

Alfredo Ferrario est un des meilleurs clarinettistes européens, aussi à l'aise sur les ballades que sur les thèmes plus rapides. Le trio nous a fait passer un bon moment. 

Quant au jeune batteur Mauro Mengotto, il fait ce qu'il faut - et pas plus - pour accompagner efficacement les deux solistes.

 

Une mésaventure ! Avez-vous déjà assisté à un concert de Boogie Woogie sans entendre le piano ? Vous non, Moi oui ! Donc, je ne vous parlerais de Boogie Connection que lorsque j'aurais entendu le pianiste.

Jacques BESSE   

- Bryan Carter ( Photo JazzAscona - Pedrazzini) . Cliquez sur le visuel pour l'agrandir

 

* Meschiya Lake et les Dizzy Birds joueront à Lyon Jeudi 28 Juin 2018 à 20h - Salle de la Ficelle , 65 Boulevard Carnot (F.69004) - Spectacle Carpe Diem

25/06/2018 JAZZASCONA 2018 (4) - DIMANCHE 24 JUIN679

EN DIRECT DE JAZZASCONA 2018

Les bons concerts se succèdent et je vais donc vous parler des deux orchestres allemands qui ont illuminé la journée et de leurs chanteuses.

 

Meschiya Lake and the Dizzy birds

En observant les Dizzy birds, j'ai immédiatement pensé à Tuba Skinny. Le son, l'orchestration, le choix des morceaux, le punch sont assez voisins : section rythmique avec tuba et batterie rudimentaire, 3 souffleurs, utilisation des collectives...

Et, en discutant avec eux, on s'aperçoit d'un certain nombre de convergences sociologiques. Comme Tuba Skinny - dont les musiciens viennent des quatre coins des USA pour se rassembler à New-Orleans - les membres de Dizzy Birds viennent des quatre coins de l'Europe pour jouer ensemble à Berlin ! Comme Tuba Skinny, ils ont fait leurs premières armes dans la rue, puis dans les bals. 

Au saxophone (et clarinette) Eldar Tsakilov, à la trompette : Laurent Humeau, au trombone ou piano : Carlos Santana (il avait oublié sa guitare). La section rythmique se compose de Paul Voigt (banjo), Flocko Motion (tuba) et Francois Perdriau (dr). 

Et puis, Meschiya Lake . C'est une fille qui sort de l'ordinaire (photo). Elle a un grand abattage sur scène. C'est aussi une très bonne danseuse. Elle chante le blues (Cake walking Baby, I get the blues when it rains), Fats Waller (Twenty four rubbers), le gospel (Just a closer walk with Thee) avec un allant et un swing certain. Une autre bonne découverte de Nicolas Gilliet.

Et, si l'on ajoute qu'elle adore les enfants... Elle a fait venir dans l'orchestre un petit gamin qui a joué au trombone (pas si mal !) deux morceaux avec elle. Une fille très sympathique !

 

Cleo & Jan Luley's Lagniappe

Jan Luley est le pianiste du Barrelhouse Jazz-Band (de Cologne), fortement inspiré de Jelly Roll Morton et d'autres pianistes de La Nouvelle-Orléans. Il est accompagné par des musiciens déjà croisés à Ascona : la bassiste Lindy Huppertsberg, le trompettiste Christian Rein et le batteur Tobias Schrinner.

C'est à La Nouvelle-Orleans qu'ils ont rencontré la chanteuse Cleo, originaire d'Hambourg ! Cleo chante d'une belle voix claire un répertoire plutôt New-OrleansBourbon street Parade, Lousiana 1927, Basin street blues - ou jazz classique : elle nous murmure I can't give you anything but love, nous ballade sur on the sunny side of the street ou nous sermonne sur Let them talk. Elle joue du violon dans un style que je qualifierai de country , un peu surprenant.

Jan Luley a ouvert les sessions en jouant des soli de pianos, vendredi sur New Orleans joys et dimanche sur Saint Louis Blues, morceaux qui nous ont permis d'apprécier son talent. Christian Reim à la trompette et au bugle nous a aussi sorti de bons soli et a fort agréablement accompagné Cleo.

 

Franco Ambrosetti Quartet

Franco Ambrosetti a reçu le Swiss Jazz Award pour l'ensemble de son œuvre. Si vous le souhaitez réellement, je vous laisse aller chez Jazz Magazine ou Jazz Hot, pour avoir un compte-rendu du concert . Toutefois, entendre The Saints joué par un orchestre hard bop est  assez surprenant !

Jacques BESSE   

- La mauvaise nouvelle du jour : Coincés par la grève des contrôleurs aériens, nos amis du Bordeaux Hot Club ne viendront pas à Ascona. C’est une perte importante pour vous car vous n’aurez pas ici cette année les avis hautement éclairés que nos amis portent sur la musique et les musiciens. (J.B.)

- Meschiya Lake - Photo JazzAscona  - Cliquez sur le visuel pour l'agrandir

24/06/2018 JAZZASCONA 2018 (3) - SAMEDI 23 JUIN678

Samedi fut une belle journée, belle par la grâce de la météo et de la programmation.

Le miracle de JazzAscona, c'est le talent de Nicolas Gilliet - le directeur artistique - de nous faire découvrir des artistes qui, par la suite, deviendront des vedettes internationales. Juste deux noms pour illustrer mon propos : Troy Andrews, Trombone Shorty - venu juste après Katrina - et Cecile McLaurin Salvant, poussée sur le devant de la scène par Jean-Francois Bonnel.

Nous souhaitons le même succès à une chanteuse dont nous n'avions jamais entendu parler : Quiana Lynell (photo).

 

Roland Guérin Band featuring Quiana Lynell

Nous savions que l'orchestre de Roland Guérin serait une des attractions principales du festival. Nous l'avions identifié comme contenant au moins trois musiciens que nous avions entendus longuement précédemment: Roland Guérin (b), Ashlin Parker(tp) et Kyle Roussel (p).

Mais nous ne connaissions pas le guitariste Chris Adkins, le batteur John Jones et le percussionniste Alexey Marti. Ils ont été très bons. Mais, je vous parlerai d'abord de la sensationnelle chanteuse Quiana Lynell.

Sur scène, c'est une grande prestance et  une belle voix au registre très étendu ; Roland Guérin dit qu'elle parle à son cœur et nous aussi elle nous a émus.

Son répertoire : elle est aussi à l'aise et convaincante dans les ballades : What a wonderfull world  ou My funny Valentine, que dans le blues Basin street blues. Elle anime brillamment les tubes de La Nouvelle-Orleans: Iko Iko ou Litle Liza Jane. Le public a été subjugué. Et, que le temps passe vite en sa compagnie !

Le pianiste Kyle Roussel m'avait laissé sur ma faim ; nous l'avions croisé avec Shannon Powell, pratiquant un style minimaliste - façon Ahmad Jamal récent - avec beaucoup d'interruptions qui, pour moi, ne créaient que des frustrations. Il a évolué vers un style plus coulant, marqué par une forte influence des pianistes de Blues de La Nouvelle-Orleans. Bien plus agréable à écouter !

Je ne vous parle pas des autres musiciens de l'orchestre, mais ce n'est que partie remise.

 

Mich Woods

Il débarque de Californie et prétend souffrir du décalage horaire; mais, pour nous, il est toujours plein de swing, de bonne humeur et de talent.

Cette année, il est là pour rendre un hommage à Fats Domino et il le fait avec cœur. Les titres de Fats défilent : Blue Monday, Walking to New Orleans, Hello Josephine, I'm ready. Il est accompagné par le batteur Rocco Lombardi (de Belinzona) qui lui apporte un soutien discret et efficace, tout attentif au jeu du maître. Il nous a semblé, au dire de Mitch, que c'était la première fois qu'ils jouaient ensemble. Mais le duo est bien, c'est la magie du jazz, ce langage commun aux gens de la Californie et du Tessin.

 

Miss T and the Mad Tubes

Le petit groupe des Mad Tubes produit une musique agréable - principalement Blues des années 50 - qui a réchauffé nos cœurs et réveillé nos sens, à midi sur la Piazzetta Ambrosoli. Max Pierini (gu,voc) dirige sa petite cohorte animée par la fougueuse Miss T et le saxophoniste Piergeorgio Ella. Un moment bien sympathique !

 

Jacques BESSE   

- Lynell Quiana : Photo JazzAscona - Pedrazzini. Cliquez sur le visuel pour l'agrandir

23/06/2018 JAZZASCONA 2018 (2) - VENDREDI 22 JUIN 677

Le festival prend son élan; la météo a décidé de passer d'un temps printanier à un temps estival !

Une journée marquée par l'un des temps forts du festival : Le Grand Orchestre de Paolo Tomeleri qui  nous rappelle le concert de Benny Goodman à Carnegie Hall de 1938. Le jazz devenait une musique reconnue par la société blanche et sortait - mais était-ce un bien ? - du ghetto des night-clubs, salles de bal et accompagnements de revues.

 

JJ Thames  (photo):

La première partie de la soirée était animée par la chanteuse JJ Thames. J'ai découvert une jeune femme plantureuse, dotée d'une belle voix rauque faite pour chanter le blues. Elle était accompagnée par de bons musiciens français - Cédric LeGoff (org), Yann Thuyeu (gu), Antoine Escalier (b) et Fabrice Bessouat (dr).

Son répertoire basé soit sur ses compositions propres (les titres m'ont échappé), soit sur un répertoire classique des chanteuses de blues des années 50 : Mama he treats your daughter mean, Boom Boom Boom, All I want to do is cry.

Une vraie chanteuse, une vraie présence sur scène avec un orchestre attentif et un show bien rodé. Nous avons passé un bon moment. S'ils passent près de chez vous, allez-les écouter (et n'oubliez pas vos boules Quiès).

 

Paolo Tomeeleri Big Band : Remembering Benny Goodmann concert at Carnegie Hall

Paolo Tomelleri est un clarinettiste et saxophoniste italien que nous avons croisé assez souvent à Ascona. Il est venu pour ce concert avec un orchestre de 20 musiciens. Comme Benny Goodman, il a alterné :

- Morceaux en grand orchestre : de Don't be that way à Sing, Sing, sing en passant par le King Porter Stomp avec l'arrangement de Flechter Henderson.

- Morceaux en petite formations : Moonglow, Avalon ou Sensation rag, mettant en vedette : le Maître à la clarinette, le vibraphoniste Marco Bianchi, le trombone Rudy Migliardi et le trompette Emilio Soana. Le batteur Tony Arco exubérant dans le rôle de Gene Krupa fut en vedette sur Sing, sing, sing. Bien sûr, une chanteuse sympathique - coiffée à la Tintin - s'est produite sur Loch Lomond et Bei mir bist du schönn.

Une formation bien efficace et donc une bonne soirée.

 

JT and the Ka Nection Band

L'orchestre arrive sur scène avec des magnifiques tenues blanches et rouges à paillettes. Une superbe unité ; on sent l'orchestre rodé (c'est un des orchestres permanents de La Nouvelle-Orléans). Ils ont deux très bons chanteurs : Kevin Austin et Dorote Carter. Hélas, leur répertoire - trop funk à mon goût - sort de l'esthétique de ce site... A revoir.

 

Jacques BESSE   

- JJ. Thames : Photo JazzAscona 2018, Pedrazzini - Cliquez sur le visuel ppour l'agrandir.

22/06/2018 JAZZASCONA 2018 (1) - JEUDI 21 JUIN - PREMIERE JOURNEE 676

EN DIRECT DE JAZZASCONA 2018

La première journée est la journée des premières : Premières retrouvailles avec nos vieux amis du Tessin, de Suisse... et de toute l'Europe !

La première nouvelle est mauvaise : Le guitariste David Blenkhorn* a été opéré, à Singapour, suite à un accident cardiaque. Bonne nouvelle : les suites se passent bien, mais - mauvaise nouvelle - il ne peut pas voyager par avion. Bonne nouvelle, il était bien assuré. Mauvaise nouvelle, pour lui : les musiciens qui ne travaillent pas ne gagnent pas d'argent ...

 

La Section Rythmique

But the show must go on ! : David Blenkhorn est remplacé jusqu'à dimanche soir 24 juin par Hary Kanter (au piano), puis par Denny Illet (à la guitare).

Hier soir, ils ont joué deux sets : un pour le public et un autre pour la télévision suisse.

Fait marquant : Une remarquable interprétation du Battle hymn of the Republic. La première fois dirigée par Hary, tres inspiré par Monty Alexander ; la seconde - pour la télévision - où Guillaume Nouaux interprète l'air à la batterie avant une reprise par le trio.

 

Andrew Family Brass Band

Leur prestation a été chaleureusement accueillie... par la météo ! Pendant 20 minutes, un orage déchaîné qui a dû leur rappeler La Nouvelle-Orléans. Il faudra aller les réécouter dans de meilleures conditions.

 

Philip Frankhauser (photo)

C'est la grande vedette du blues suisse. Il a son public tout conquis à sa cause. Pour vous, qui ne le connaissez pas : il a une belle voix - à la Paolo Conte - un jeu de guitare simple et swingant, pas du tout guitar hero, mais inspiré des guitaristes des années 50). Son orchestre est composé de bons musiciens, j'ai en particulier beaucoup apprécié l'organiste Hendrix Ackle et le saxophoniste-alto (Florian Egli ?). Mais ils ne jouent pas assez souvent ensemble et cela s'entend. De plus sur les tempos lents, cela sonne plus crooner que blues, mais le public adore. Et, ils ont été desservis par la sonorité de la tente où ils se produisaient.  L'orchestre sonnait mieux en formation réduite (5 musiciens) qu'en grande formation avec les choristes. Mais ce fut un bon choix... pour une première soirée.

 

*David, soigne-toi bien ! On espère te revoir bientôt. 

Jacques BESSE   

- Philip Frankhauser (photo flickr JazzAscona) Cliquez sur le visuel pour l'agrandir

 

Note du site : Comme chaque année, Jacques Besse (membre du Hot Club de France) nous donnera quotidiennement, sur ce site, ses impressions et ses coups de coeurs sur les concerts et manifestations de Jazzascona 2018.

20/06/2018 SWING GUITARS SUR LE MARCOUNET - HCF PARIS - JUIN 2018675

Samedi 16 Juin 2018, la musique du Nicolas Peslier et Christophe Davot Quartet et son swing ont fait un peu tanguer la péniche, Le Marcounet !

Sous l'impulsion de François Abon, le HCF Paris avait suscité l'organisation d'un concert reconstituant un duo de guitaristes qui jouaient, il y a 25 ans avec grand succès, dans l'orchestre du trompettiste Alain Bouchet. Ce samedi, ces deux guitaristes - Nicolas Peslier et Christophe Davot - à nouveau réunis, jouèrent sous le nom de Swing Guitars en compagnie :

-  Du batteur François Laudet, dont on va encore chanter les louanges tant son accompagnement fut parfait.

- Du bassiste australien Leigh Barker que nous ne finissons pas d'apprécier, en espérant qu'il continuera longtemps de nous ravir à Paris.

Coup de chapeau à tous les musiciens qui ont inspiré nos deux guitaristes complices : Django Reinhard (Djangologie), Charlie Christian (Airmail special), Barney Kessel (Moonlight Walk), Kenny Burreel (Midnight blue). On rajoutera une grosse louche de Count Basie (9 :20 Special, Lester leaps in, Tickle toe) , une pincée de Duke Ellington (I let a song go out of my heart) : Ce fut un excellent cocktail !

Ce programme - préparé par Nicolas Peslier - s'est parfaitement adapté à un public très HCF-Paris, auquel s'étaient joints des membres de Clubs régionaux.

En comparant les jeux de ces deux champions nationaux, nous dirons qu'il est plus mélodique chez Nicolas Peslier et plus swing chez Christophe Davot. Tous deux étant parfaits en accompagnement.

 

Un excellent moment !  J'en aurai bien pris un ou deux bis de plus…Et je n'étais pas le seul !

Jacques BESSE   

Ces dessins pris sur le vif sont d'Évelyne Mérigot, une amie de Pierre Robin, qui assiste souvent et avec beaucoup de plaisir aux concerts du HCF-Paris. Cliquez sur chacun des visuels pour les agrandir.

08/06/2018 LE TROMPETTISTE DUKE HEITGER A BORDEAUX674

Cela faisait un certain temps que je n'avais pas eu l'occasion de pouvoir écouter en Live le trompettiste Duke Heitger, dont les venues en France ont été rares, me semble-t-il, ces dernières années. Cet Américain, natif de Toledo dans l'État de l'Ohio (10 mai 1968), mais installé à la Nouvelle-Orléans depuis 1991, a donné - début Juin 2018 - deux concerts en Gironde. 

Le trompettiste n'a pas changé : Son toujours aussi puissant et Sonorité toujours aussi belle. Sa technique instrumentale lui permet de passer aisément du grave à l'aigu et il peut improviser à tout moment avec ou sans sourdine. Très inspiré par le jeu de Louis Armstrong, il a également écouté plusieurs autres trompettistes louisianais. Musicien recherché, souvent invité, il mène une carrière internationale riche, en étant aussi un leader naturel incontestable.

Ses compagnons ne tarissaient pas d'éloges sur lui à l'issue de son passage à Bordeaux.

 

Pour le concert auquel j'ai assisté, qui fut d'un haut niveau, Duke Heitger était entouré d'Aurélie Tropez à la clarinette, quelle aisance ! de Francis Guéro au trombone, qui connaît bien ses classiques - du trio dit La section rythmique : David Blenkhorn (gu) - Sébastien Girardot (b) et Guillaume Nouaux (dr), lequel excelle dans le style Nouvelle-Orléans. 

Le programme était composé en majorité de standards des années 30 et 40, dans lesquels furent particulièrement appréciés : Body and Soul , Red sails in the Sunset, Buddy Bolden Blues (le Funky Butt de Jelly Roll Morton), If I had you avec une remarquable intro médium, Muskrat Ramble avec Francis Guéro et Duke Heitger, Swing that music  avec Aurélie Tropez, un énorme solo de Guillaume Nouaux et final de Duke Heitger à la Louis ! Les collectives, nombreuses, furent superbes. 

 

À noter que: 

- Les trois souffleurs étaient assis sur le devant de la scène, comme cela continue à se faire dans les clubs de la Nouvelle-Orléans, 

- Il n'y avait pas de micro, Heureuse initiative !

 

Les musiciens semblaient tous heureux de jouer ensemble... Plaisir largement partagé !

 

 

Michel LALANNE   Vice-Président du Bordeaux Hot Club

De gauche à droite : Aurélie Tropez , David Blenkhorn , Duke Heitger , Sébastien Girardot et Francis Guéro  (Photo Michel Lalanne). Cliquez sur le visuel pour l'agrandir.

07/06/2018 BIBLIOTHÈQUE LOUIS NUCERA DE NICE – BULLETIN DU HCF673

 

La Bibliothèque Louis Nucéra de Nice (F.06) - qui était déjà abonnée au Bulletin du HCF depuis le numéro 376 (janvier 1990) - peut maintenant proposer, en consultation, la totalité des numéros du Bulletin du Hot Club de France/Bulletin du HCF, depuis son premier numéro, créé par Hugues Panassié en Octobre 1950.

 

Cela est devenu possible grâce à deux dons, coordonnés par le Hot Club de France :

Du numéro 1 (octobre 1950) au numéro 234 (janvier 1974), Période Panassié : Collection de Monsieur Bertrand Lebeau, membre du HCF Paris. Don de sa famille.

Du numéro 235 (février 1974) au numéro 375 (décembre 1989) : Collection de Monsieur Jacques Mequin, membre du HCF Paris. Don de sa famille.

 

La Bibliothèque Louis Nucéra remercie les donateurs et le Hot Club de France.

 

 Ces documents sont consultables en Salle de Consultation des Périodiques de la Bibliothèque Louis Nucéra 

2, place Yves Klein - Nice. (les jours et heures d'ouverture sont précisés sur le site internet de la Bibliothèque)

Brigitte SAGOT    - Bibliothèque Louis Nucéra - Responsable du pôle Périodiques et Références

Le Bulletin du HCF - La Revue du Jazz authentique (mensuel), est l'organe officiel musical du Hot Club de France 

06/06/2018 COUP DE COEUR : ANDREA MOTIS672

Avant de placer sur ce site internet du HCF les Concerts en régions - rubrique dont je m'occupe - j'écoute, sur Youtube, les artistes que je connais peu. 

Alors que je travaillais sur les concerts du festival Jazzàbar, j'ai écouté l'orchestre qui y est prévu le 8 septembre 2018 : Andrea Motis et Joan Chamorro quintet. Cet orchestre swingue à point et la révélation en est la jeune chanteuse Andrea Motis. Elle a 23 ans, une jolie voix remplie d'émotions et extraordinaire pour son âge. Mais surtout, elle joue de la trompette et du saxo-alto ! Je l'ai entendue dans Summertime, Solitude et Lullaby of Birdland. Ce fut un grand plaisir !

 

Bien entendu j'ai consulté sa fiche biographique sur Wikipedia. En voici quelques données : « Issue d'une famille de musiciens - avec un père trompettiste - elle est formée musicalement à partir de 7 ans à la trompette puis au saxophone, dans l'école municipale de musique de Sant Andreu (banlieue de Barcelone). En 2007, à seulement 12 ans, elle commence à collaborer avec le Sant Andreu Jazz-Band, dirigé par le professeur de musique et musicien Joan ChamorroEn 2010, à seulement 15 ans, en tant  que chanteuse solo, elle enregistre un album de standards de jazz intitulé  Joan Chamorro présente Andrea Motis. 

Elle fut la révélation du festival de jazz de Barcelone de 2012, lors duquel  Quincy Jones  en personne la fit monter sur scène, pour s'extasier sur son talent. Sa voix fut comparée à celle de Norah Jones (Mais, elle est bien meilleure que Norah Jones !) »

 

Je suis ravie de constater que des femmes soient de vraies Swingwomen. Et je pense aussi à Shaye Cohn, la trompettiste de Tuba Skinny. 

Bravo au Hot Club de Champagne qui a su dénicher cette perle rare et la programmer lors de son prochain JazzàBar 2018.

Marie-France DEMBELE    Membre du Hot Club de France


 
HOT CLUB DE FRANCE 2017