DVD 0001 - THE JAZZ CHANNEL PRESENTE B.B. KING -
IMAGE ENTERTAINMENT : 8573/872322/VV61/IX9854BJFRD -
Couleur /PAL/ Zone 2 - Durée: 65' DTS - Dolby -
en anglais ( sous-titrage du Parlé en 10 langues dont le français) -
15 plages musicales + interview de B.B. KING. Distribution France:
Warner Vision France.
B.B.KING, «THE
JAZZ CHANNEL PRESENTE B.B.KING» (Bet on
Jazz 8573 87232 2, distribution Warner Vision France) :
Two I shoot blues, Let the good times roll, I’lI
survive, Bad case of love, Peace of mind, Caldonia, Blues boys tune, Early in
the morning, Just hike a woman, I’m gonna move 10 the outskirts of town, The thrill is gone, I know,
Don’t go no further, Please accept my love, Making love is good for you.
Ce
concert a réellement été enregistré en
public à Washington au Black Entertainment Television Studio en 2000.
Bien que ne pouvant plus facilement se déplacer sur la scène, chantant et
jouant souvent assis, B.B.King et son orchestre nous gratifient d’une excellente
prestation. Ceux d’entre vous qui possèdent ses enregistrements récents: «Blues
on the bayou» (Bulletin 479) et « Let the good times roll » (Bulletin 489) retrouveront dans ce DVD la même inspiration et en majorité le même répertoire. Le batteur a souvent une frappe
sèche et un jeu plus brutal que swinguant, mais il ne gâche pas l’audition de
cette vidéo. B.B.King chante continuellement bien et prend d’excellents solos.
Parmi les accompagnateurs signalons James Toney au
piano et à l’orgue, Leon Warren à la guitare qui prennent des solos très
réussis. Les cuivres interviennent de façon appropriée et discrète. Les morceaux
les plus passionnants selon moi : Blues
boys tune, purement instrumental, où le jeu de
guitare de B.B.King fait merveille, Early in
the morning, Just like a woman
et I’m gonna move to the outskirts of town où le batteur se
montre ici plus discret. En fait cette vidéo ne comporte pratiquement pas de déchet. Please accept my love n’est pas
un blues mais une ballade, elle est interprétée avec beaucoup de feeling,
sans le moindre sentimentalisme.
En utilisant la télécommande, on peut obtenir le
sous-titrage français des propos tenus par B.B.King entre chaque morceau, cela
est fort intéressant et souvent amusant en particulier lorsqu’il explique ce
qu’était un glacier « an iceman» dans I’m gonna move. J’ai
beaucoup apprécié également son commentaire sur le fait que certaines personnes
lui ont demandé de prendre sa retraite. Il dit simplement en écoutant
attentivement ses accompagnateurs particulièrement inspirés à ce moment-là « Prendre ma retraite avec
cette musique ! ». Le public, visiblement ravi, l’applaudit à tout rompre.
De façon générale, l’humour est très présent dans ce
concert, B.B.King invitant le public à chanter avec lui en plusieurs occasions.
L’effet est irrésistible. Michael Dawson quant à lui, ponctue son solo de
guitare basse dans Bad case of love par
une citation de Jingle bells, très
appréciée par B.B.King. Un concert à se
procurer sans tarder. Vraiment !
Raphaël Aubin