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         JOHN PIZZARELLI, « LIVE IN MONTREAL - THE BIG BAND»

                                                                                                                                                                                                                                    (BMG 72333-80082-9)


L'analyse de ce DVD a été publiée dans le Bulletin du HCF N° 529, page 26 du mois de Février 2004

 

Three little words, My blue heaven, You stepped out of a dream, I’m hip, I know that you know, If I had you, Roslyn, All of me, My baby just cares for me,

Sing sing sing, Honeysuckle rose, Lady be good.

 

        Ce concert a été enregistré durant le Montreal Jazz festival en 1992 alors que John Pizzarelli n’était guère connu des amateurs de jazz. Curieusement, les interprétations contenues dans ce DVD forment les meilleurs enregistrements parus, à ce jour, sous le nom de John Pizzarelli, supérieurs à ses disques en studio « Please Mr. Cole » et « Meets the Beatles », pourtant remarquables. Pizzarelli nous régale par ses qualités de chanteur, de guitariste et de showman. Son enthousiasme, sa décontraction, son humour apportent énor­mément aux musiciens qui l’accompagnent et enchantent le public. Certains titres ont été enregistrés uniquement en trio avec Ken Levinsky au piano et Martin Pizzarelli, son frère, excellent à la contrebasse. Le grand orchestre dirigé par le trompettiste Nat Raider et emmené par Tony Corbiscello à la batterie intervient dans sept morceaux avec beaucoup d’à-propos.

        My blue heaven est très bien chanté avec alternance de passages tendres et enjoués, All of me contient un passage de chant scat doublé à la guitare inspiré de George Benson. My baby dont’care et surtout Lady be good où tout le monde est survolté, m’ont beaucoup plu également. Pizzarelli nous gratifie sur ce standard d’un passage à la Benson acrobatique et exubérant à souhait. I’m hip souligne les qualités d’humoriste et d’imitateur de John qui insère, à la fin de son histoire, l’exposé de Mack the knife avec beaucoup de finesse et de swing. If I had you et Roslyn ne figurent pas parmi les interprétations les plus excitantes, la première est chantée de façon douce à la King Cole, la seconde jouée avec charme et délicatesse dans un style proche d’Earl Klugh et de Kenny Burrell. Dans ces deux ballades, Piz­zarelli évite néanmoins le piège du sentimentalisme et de la gui­mauve.

        Ce DVD, fort bien conçu, incorpore des extraits de films de la famille Pizzarelli ainsi que des interviews très intéressantes de John et de ses musiciens. A commander sans tarder auprès de disquaires spécialisés.

                                                                                                                                                                                                                                                                 Raphaël  Aubin